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Fragments d’été – d’être

 

 

 

Je suis d’accord avec toi

Corps à corps, atout toi

En accord avec toi

Tout s’accorde, tout à toi

-                    Mon Amour !

Je suis d’abord avec toi

Bord à bord, près de toi

En accord avec toi

Je déborde, tout en toi

-                    Reviens !

*

 

Le bleu de la carafe d’eau du restaurant du port, écrit en lettres blanches sur fond bleu.

-                    Le bleu de l’eau du port à quelques encablures de la Méditerranée.

Le bleu et blanc des bateaux des pêcheurs.

-                    Le bleu des devantures des bars du port.

Le bleu des serviettes nappées de bleu, du ciel, du porte-menu du restaurant bleu.

-                    Le bleu de toi.

*

 

Unir nos destins.

-                    Unissons nos deux êtres pour l’éternité.

A nous le bol, le symbole.

*

 

Près de la terre,

-                    Ici-même,

Beige marron,

-                    Pointe l’orange.

Ton collier singulier contraste avec ta robe,

Beige marinée.

-                    Chéri, jusqu’à quand laisseras-tu mon collier ainsi suspendu dans ta salle de bain ?

*

 

En accord avec tes yeux.

[Tout en nuances, pour l’ambiance]

-                    J’aime tes yeux.

*

 

Les voix sont apaisées, dans le brouhaha, à l’abri du vent, simplement.

-                    C’est familial.

Tu crois ?

Au milieu des voix, il y a le silence de ton insoutenable et indicible absence.

-                    Le silence est invisible.

*

 

Une mie de pain.

-                    Non, une mine de pain.

Tu crois, j’ai ainsi l’air d’une mine de pain ?

-                    Oui, avec la mie.

*

 

Je m’enjolive.

-                    Tu t’enjolives.

Je m’édulcore.

-                    Tu t’édulcores 

Je m’édulque.

-                    Nous nous édulquons.

*

 

Haïssable

-                    Qu’entends-je ?

Sur le ï de haï.

Juste du sable.

-                    A perte de ï ?

Juste une haie de sable.

-                    Se protège du ï ?

De haïssable.

*


Un vieil hôtel.

-                    Au carrefour.

Envahi par les restes d’une glycine démesurée.

-                    Autrefois luxuriante.

Plus d’éclat.

-                    Juste des murs fissurés.

Retenus par la plante qui a tissé ses branches,

Une araignée vivante.

-                    Vivante.

*

 

L’instant d’avant la toile, direction Paris.

-                    C’est bien ici Paris  ?

Oui, salle 2.

La blancheur de la toile occupe tout l’espace, droit devant.

-                    Les spectateurs chuchotent.

*

 

Le clapotis des vagues,

-                    Venues de l’horizon.

Lorsque les bateaux [à moteur] [fendent l’eau,] créent des vagues qui se rivent.

-                    Sur la rive sans âge, l’incessant mouvement ne cesse et sans cesse de nouvelles vagues s’étreignent sur le rivage.

S’éteignent ?

*

 

Le long filet d’eau s’écoule et remplit le bassin. Deux longs jours, deux nuits entières devront se conjuguer. L’eau coule transparente, vire au bleu dès la piscine atteinte.

-                    Nous ne plongerons pas, pas ce soir.

Aux rayons de soleil de chauffer l’eau,  rayon après rayon.

*

 

Je créé à la craie.

-                    Tu inventes un air venté, tu créés un appel d’air.

Créé, inventé, aéré.

*


Le clapotis des vagues de la marée qui monte remplit le lac.

-                    L’air est frais.

Le calme [pré]domine. J’observe de l’hôtel, le lac étroit et tout en longueur entouré de villas, chacune avec un bout de calme, en parcelle près de l’eau. A marrée basse, je traverserai.

-                    Je t’attendrai sur l’autre rive.

*

 

Ma baleine !

-                    Je te tiens en haleine !

C’est dire toute ma veine !

-                    Je suis – d’être, ton rêve de baleine !

*

 

Ma poule !

-                    Refuse d’être une ampoule !

Poule aux œufs d’or ?

-                    Je me roule dans ton moule !

Tu roucoules ?

-                    Je ne suis pas ton pied de poule !

*

 

Quelle quiétude !

-                    Quelle adresse !

Constance, rectitude, directude ou direction ?

-                    Action !

Plénitude.

*

 

Impossible

-                    Possible.

*


Immense.

Un étang de sentiments,

-                    Un lac, une mer, un océan.

La Terre entière, dès l’origine,

Immense.

-                    Planète Océan.

*

 

Qui a vécu qui, quoi, où, quand, comment, pourquoi ?

Qui ?

-                    La vie.

Quoi ?

-                    La mort.

Où ?

-                    La route était glissante.

Quand ?

-                    Ici, le temps n’existe pas.

Comment ?

-                    Il pleuvait sur Brest, ce soir-là.

Pourquoi ?

*

 

Que m’en diras-tu ?

-                    Deux trois pensées d’un flot fluide.

Et qu’en retiendrai-je ?

-                    Une image, une impression, une sensation, peut-être un sentiment.

*

 

Occupés.

-                    Préoccupés.

Trop occupés.

-                    Coupez !

Les passants passent.

*


Riches.

-                    Raffinés.

Civilisés.

-                    Tout en finesse et volupté.

D’attentions.

-                    Sans tension.

Zen.

-                    Libres.

Les sourires ont envahi la rue.

-                    J’arrive.

*

 

Je marche.

-                    Tu cours.

Je ralentis.

-                    Tu accélères.

*

 

 (entendu) « Elles me sont si jeunes ! »

-                    Elles te sont si jeunes !

*

 

Le vert de l’atmosphère.

-                    Loin de l’ocre, du sud.

La pluie abonde.

-                    Point de vent ensablé.

Ô roi Soleil.

-                    Evente donc ce ciel !

Je sentirai le chaud.

-                    L’eau redeviendra bleue.

La pluie disparaîtra.

-                    Le sable nous protègera.

Nous garderons le vert.

-                    L’eau d’une douce source.

Le vert de l’atmosphère.

*

 

Quel présage pas sage ?

-                    Quel passage sans âge ?

Ton ineffable absence.

*

 

Pas de bile, la cible est indicible.

-                    Indélébile.

*

 

Le passé du présent ?

-                    Non ! L’avenir du présent, avec toi, le futur.

*

 

Les palmes sont légèrement ventées.

-                    Avec vue sur la mer.

Ô Soleil, caresse le bleu de l’eau, qu’enfin nous puissions nous élancer !

*

 

Tu m’éclaires.

-                    Je t’éclaire.

C’est clair.

*

 

Entre !

-                    Sans la moindre prière ?

En toute liberté,

Entre donc, je suis là !

-                    En être possible en continu ?

En être de partout.

-                    De toujours ?

En être de naissance, de vie, de mort.

-                    Est-ce ta plénitude qu’ici-bas je ressens ?

C’est dû à ta présence.

-                    Je sens ta volupté.

Sous toutes les latitudes ?

-                    Je t’appartiens.

Tu m’appartiens.

*

 


Quelle est donc cette part de sacré que tu sécrètes en moi ?

-                    Tu es l’ombre de mes secrets, vivant en pleine lumière.

Tu m’éclaires, en continu et sans éclair.

*

 

Le ressac incessant mérite le jamais.

-                    De « jamais s’arrêter ».

Notre vie continue.

-                    Le rêve est dans la vie.

*

 

Entendu,

-                    Attendu.

Tu m’entends ?

-                    Je t’attends.

*

 

Ligne d’horizon.

-                    Horizon, au bord de la mer, je scrute ta rondeur.

Est-ce bien la courbure d’une vision distante ?

-                    Pour l’essentiel.

La ligne est pure en arrondi.

-                    Courbe.

Courbure de la mer, notre vision finit. Le rond finit la vue.

-                    Courbure de l’espace, le ciel rejoint la mer, vers l’horizon.

Courbure du temps présent, au-delà du ressac.

-                    L’eau se courbe.

Et épouse la courbe.

-                    De la plage de sable.

Plus d’horizon !

-                    Cher horizon !

*

 

Le temps d’une respiration.

-                    C’est le moment.

Sensations fluides,

Electriques.

-                    Et tic !

*


Le sommeil adviendra.

-                    De viendre ?

*

 

Plus de droite en continu,

A dix puissance n,

-                    n tend vers l’infini.

Tout se courbe,

-                    S’enroule,

La vue est bien trompeuse.

A tout point de départ,

-                    Une arrivée.

A tout point d’arrivée,

-                    Un départ.

Bordeaux, San Francisco.

-                    Beijing, Québec.

Rien de nouveau sous le soleil.

-                    Nous y reviendrons.

Pas d’approche de l’infini.

-                    Ouvre grand tes yeux !

Quelques voûtes célestes donnent le la, la courbe.

-                    La droite n’existe pas, ni sur terre, ni dans l’univers-espace-temps.

*

 

Tout se courbe.

-                    S’enroule.

De la vague au rivage.

-                    De la rive à la mer.

Ecoute !

-                    L’onde sensuelle ?

Sensorielle.

A l’infini recommencée.

-                    Le rivage embrassé.

La mer brassée.

-                    Embrassée.

Sensation ondulée.

-                    Embrasse-moi.

*

 

Au recommencement,

-                    L’être est éternel.

*

 

Serait-ce le ressac, le « bruit » particulier des vagues allongées sur la plage ?

-                    A l’aller et au retour ?

Au retour.

-                    De l’aller ?

Reviens !

*

 

La mer monte.

-                    Redescend.

Ré avance.

-                    Recule.

S’étale.

-                    Se dés étale.

*

 

Pas de bruit.

-                    Chut ! Ecoute !

*

 

Le long de la côte,

-                    Les ressacs avancent en ordre dispersé.

Des rythmes se juxtaposent,

-                    Sans pause.

Le long de la côte, le pluriel s’impose.

*

 

Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept ressacs sont juxtaposés,

-                    Qui sur un banc de sable,

Qui sur une dure roche,

-                    Qui sur des galets polis,

Qui sur la vague de devant,

-                    Qui sur la vague de derrière.

Qui le ressac étreint-il sans s’éteindre ?

-                    Au levant, le vent étreint l’eau.

*

 

Les vagues s’allongent,

-                    Longent,

Le rivage presqu’infini.

*

 

Tu bois la tasse ?

-                    Je la préfère au bol.

Pas de bol !

-                    Sans doute.

Pourquoi dis-tu « sans doute » ?

-                    Tu as des doutes ?

Non, c’est une expression.

-                    Pas de doute entre-nous !

*

 

Celsius est bien sensible au 7.

-                    34 degrés à l’ombre.

43, les rayons illuminent.

-                    Ta mine se ranime.

S’anime.

*

 

Ta lumière m’éclaire les yeux fermés, traverse mes pupilles.

-                    Réflexion en papille ?

Passe-t-elle par le cœur ?

*

 

43,

Un bol d’eau !

-                    C’est du bol !

*

 

Je t’aime déglinguée, juste un peu.

-                    De solides attaches toutes vécues, choisies.

Pas de cadre ni d’encart.

-                    Hors les murs, c’est plus sûr.

Dedans.

-                    Dehors.

Même temps, même espace.

-                    Juste un « chouïa » déglinguée.

*

 

Ne pas attendre la relève.

-                    Elle ne viendra pas.

Ne s’élèvera pas.

-                    Ne se lèvera pas.

Préférer la « lève ».

-                    Le « re » s’est envolé.

Enlevé ?

-                    La « lève » n’existe pas.

Je me lève.

-                    Tu le lèves.

Il et elle se lèvent.

La « lève » n’existe pas ?

*

 

Une douce fraîcheur,

-                    Au-dessus de la chaleur

Du jour, force le vent,

-                    Le temps,

Les nuages récalcitrants.

-                    La bise qui n’était jusque là point venue arrive rafraîchir l’atmosphère.

Une douce et fraîche chaleur ventée suspend le vent,

-                    Le temps.

Oui, si tu le veux.

Au-dessous des nuages,

-                    La bise vient

Fière d’être là.

-                    Là.

*

 

Terne.

-                    Ternie.

Quoi, dit la terre ?

-                    Terre dit « ternie ».

Six pieds sous Terre.

*

 

Une embûche,

-                    Chute et trébuche.

Chut !

*

 

Objets contendant,

-                    Contents.

[Séance tenante.]

Tendance coupante.

*

 

Catastrophe.

-                    En apostrophe.

Pas de strophe.

-                    Je désastrophe.

*

 

Un différend ?

-                    Quelle différence ?

Une référence,

-                    C’est différend.

*

 

Tu dis « faire ».

-                    Tu diffères.

Qui dit « faire » ?

-                    Se réfère.

*

 

Je t’ai connue, tu n’étais pas née !

-                    Je comprends.

*

 

Je suis marron.

-                    Marron ?

Tu es bien la seule à être bleue !

-                    J’aime tes yeux, ils sont de ta couleur.

Je suis vert, pourquoi n’y ai-je point songé ?

-                    Devenir sa couleur, sa propre couleur des yeux.

Bleu-marron-vert.

-                    Pour être

Bleu,

-                    Marron,

Et vert à la fois.

*

 

L’air doux de la climatisation,

Doux parce que frais.

-                    Pas froid,

Pas chaud,

-                    Pas tiède.

Juste frais.

-                    Une douceur attendue.

Juste avant mon sommeil.

-                    Chéri, coupe la clim, j’ai froid !

*

 

Doux comme les pages en coton du livre à écrire que tu m’as rapporté d’Inde.

-                    Sans tige.

Doux comme la fluidité de l’encre sur les pages d’un Moleskine.

-                    Sans âge.

Doux comme le su, la vue, l’entendu de l’encre sur la page sans âge.

-                    Doux comme le goût des douces saveurs !

Doux comme tes caresses, tes attentions, tes sourires.

-                    Chéri, où sont les coton-tiges ?

*

 

Do en [r]u[t]

-                    Classé X.

*

 

Porte donnant sur la voie.

Aussi vraie que les rideaux plissés des trains.

-                    Chéri, ouvre les rideaux !

Pas la voie ?

*

 

Ne fais pas attention à ce que je te dis.

-                    Lorsque tu me livres des attentions ?

Attends les ions !

-                    L’eau à la bouche ?

Fais attention, les ions n’attendent pas !

-                    Je suis tendue.

Ce sont les ions.

Les ions ne sont pas comme les poissons dans l’eau.

*

 

La ville s’éveille

Au-dessus des jardins de Séville.

-                    Le blanc est encore bleu,

Le rouge pourpre,

-                    Le jaune ocre,

Le vert est arrosé.

Douce lumière du matin,

Le matin.

Loin de la mer

-                    Une brise effleure le sol humide,

Se nourrit de la fraîche douceur,

-                    Brumise l’atmosphère.

*

 

Le bleu du ciel vaporise

Au-dessus de la brise.

-                    Pas de nuage en vue.

Rien ne trouble le clair du jour qui pointe.

-                    Tout nuage fondrait comme neige au soleil !

Le temps est doux.

-                    Pas de doute.

La lumière tamise.

-                    La bise est bien venue.

*

 

Sans trop de maquillage,

Ton doux fond de teint.

-                    Maquillé.

*

 

Sccusi por favor, busco doux

Douto ?

-                    Le doux, c’est par où ?

*

 

Le doux d’un regard.

-                    Attendu.

Pas tendu.

-                    Des yeux qui rient - de rire.

*

 

Ta voix est douce,

-                    Tendre,

A l’entendre.

-                    Pour toi, mon timbre se revêt de doux.

*

 

Un sourire,

-                    Atout rire.

*

 

Pour toi de doux dessous.

-                    En soie ou en coton ?

*

 

Viendre, de venir

Tiendre, de tenir

-                    Chéri, tiens bon !

*


Au recommencement, le verbe être

-                    Au présent se présente :

Etre été, d’être, et non avoir été [pas d’avoir]

-                    C’est l’été ?

*

 

Pris de cours

-                    A l’entour

Mon amour

-                    Au long cours.

*

 

Au secours !

-                    A ton tour !

*

 

A tension

-                    Tentation

Attentive

-                    Tentative

Invention

-                    Inventive

Avec tant

D’attentions.

*

 

Si nous passons ce cap, nous passerons tous les caps.

-                    Cap ?

*

 

Joie de vivre.

-                    Comment sans toi pourrais-je la vivre, ma joie ?

*

 

Ma joie est en toi,

-                    C’est la voie, le duende.

*

 

Es-tu là ?

-                    Là est à l’intérieur.

*

 

Pincé !

Pour t’être rincé l’œil ?

-                    Et pince !

*

 

Un homme serein continue.

-                    Contenté.

*

 

Doux comme une cerveza.

-                    A l’ombre des 40 degrés sévillans ?

Un vent frais pourrait figurer à l’ombre des platanes.

*

 

Douce mélancolie des notes de l’accordéon.

-                    Accord majeur !

*

 

De toutes les façons, le mur du çon est si vite franchi !

Une moisson de façons façonne la leçon de façon à franchir le cap.

Cap de franchir le mur ?

-                    Du son ?

A quoi bon un tel cap !

*

 

Ici point d’iode,

- Et pourtant !

Ce sont bien les teintes des mers du sud qui t’ont colorée,

-                    Ô Séville !

Ta brise porte l’eucalyptus, le jasmin,

-                    Ton horizon embrasse les lauriers roses et blancs,

Jonché de hauts palmiers, comme des fleurs grandes ouvertes sur le ciel !

-                    C’est la voie.

*


-                    Qu’écris-tu ?

Des fragments.

-                    ?

Des pensées qui me viennent, en continu et de façon discontinue.

-                    La sérénité n’est-elle pas la continuité ?

Chacun des fragments tente le continu.

-                    Tes instants sont sereins ?

Non, ton absence remplit toutes mes aspirations.

-                    Respiration !

*

 

Je n’aime pas le verbe fragmenter.

-                    Tu préfères désaxer » ?

Non, les fragments me conviennent.

Les fragments naissent, vivent, s’écrivent et s’écrient :

-                    Le duende  ne dure pas !

Tu devines souvent le fond de ma pensée.

-                    Il se répète à l’envi.

Le fond de ma pensée ?

-                    Non, le duende, quoique…

Nous sommes des êtres composés de fragments sans être fragmentés.

Là est notre continuité.

*

 

Panoramique.

-                    Pan !

No !

Pas de panique !

Fragments d’été, - d’être.

Ecrits pour toi en plusieurs fois,

Unis dans la continuité.

-                    Pan !

*

 

Doux.

-                    Comme mes formes affriolantes ?

L’observateur est bien en forme.

-                    L’observée en sait quelque chose.

Je songe au bord presque invisible de ta culotte couleur de chair sous ta robe blanche.

-                    A l’affriolante douceur de la peau qui me revêt ?

Tes dessous m’ouvrent la voie.

-                    Douce douceur du doux qui nous entoure !

 

 

 

A Saint Gilles du Gard, le Grau du roi, Arles, Sète, Hossegor, Sant Carles de la Rapita, Revel, Séville, Bordeaux,

le  1er septembre 2008.

 

Jean-Luc Benguigui

 

                                     www.jeanlucbenguigui.fr